À un moment du parcours, notre leader du moment, Greg pour ne pas le nommer, a absolument tenu à nous faire partager sa passion pour la banlieue de Le Locle. Au début, j’avoue avoir essayé de comprendre l’esthétique du lieu, puis j’ai accepté de lâcher prise (merci la méditation de pleine conscience) et simplement de me laisser imprégner par la beauté du béton ambiant, une expérience magique. Et au final, j’ai pu constater qu’on avait tous largement le niveau pour repasser le circuit lent du permis moto.
La journée, quoique magnifique, fut tout de même éprouvante. Heureusement, tout était prévu, car sitôt arrivés dans notre lieu de villégiature, nous avons pu apprécier la joie et la bonne humeur de la propriétaire des lieux, qui n’a pas ménagé ses efforts pour qu’on se sente comme chez nous, en commençant par la cave.
En fait, c’est au moment de passer à table que nous avons compris le choix judicieux de nos deux brillants Helvètes pour cet hébergement.
Même pas peur, le lendemain, tout le monde (plus ou moins) frais et (à peu près) disponible, était prêt à 9h pétantes pour partir à la découverte de cette envoutante Forêt-Noire de ouf de ouf.
On avait l’impression de rouler au milieu des cartes postales suisses de notre enfance. Un magicien a dû arrêter le temps dans ce coin du monde depuis les années cinquante.
Même à 250 km/h depuis le fond d’un tiroir, c’est magnifique : des routes spécialement taillées pour les motos, des arbres à perte de vue, des vallées splendides.