Le nom de ce col (Mille Martyrs) intrigue, et après quelques recherches vous trouverez ici, pour ceux que cela intéresse une succincte et possible origine du nom.
En 1419, par l'œuvre de Louis de Savoie, dernier prince d'Achaïe, une communauté religieuse de Carmes venant d'Aix en Provence s'installe à Pont-de-Beauvoisin et y fonde un couvent ; mais le duc Amédée VIII, héritier du prince d'Achaïe, ne peut financer la construction de l'église, qui reste inachevée jusqu'en 1491 , jusqu'à ce que le seigneur local, Jacques de Clermont et son épouse Jeanne de Poitiers (la sœur de Diane) fasse restaurer ou agrandir le couvent, léguant par leur testament du 7 juin 1491 aux religieux 300 florins d'or, un calice et une cloche, et l'année suivante, un reliquaire en vermeil renfermant des reliques des dix mille martyrs, demandant en contrepartie aux religieux et à leurs successeurs à perpétuité la récitation d'un salve Regina la veille des principales fêtes de la Vierge et la célébration d'une messe la veille de la fête des dix mille martyrs. Cette donation était attestée par un tableau représentant les donateurs avec l'inscription de l'engagement pris, et par un acte notarié. Une chapelle de l'église fut dédiée aux dix mille martyrs, et Jacques de Clermont et Jeanne de Poitiers demandèrent à y être inhumés.
Note : ces éléments sont extraits de l'Histoire du Pont-de-Beauvoisin par l'abbé Perrix, curé de Sainte-Marie d'Alloix (Isère) Bull. Hist. eccles. et archeol. relig. diocèse de Valence, Gap, 1895 lien : l'abbé écrit "dix mille martyres", précisant que le culte des dix mille vierges martyres, compagnes d'Ursule, était très répandu dans les diocèses de Vienne et de Belley. Mais il s'agit d'onze mille martyres, et l'abbé Perrix commet une erreur, à moins que l'acte notarié original ne mentionne bien "martyres" et non "martyrs".