La Biolle, 8h du matin. Le parking ressemble à un casting de Top Gear version rando : Benoît se prépare à l'idée qu'il va devoir nous surveiller depuis l'arrière durant ce week-end ardéchois.
Sabine et Cédric, avides d'aventure piaffent d'impatience, Christian et Myriam, les vétérans des virages serrés (et des conseils avisés) attendent le sourire aux lèvres, Gilles se prépare déjà à souffrir de la chaleur et Jean-Pierre, le « petit nouveau » sage comme une image qui s'animera fortement dès la 1ère soirée observe discrètement ses nouveaux compagnons de route. Et moi, je me demande à partir de quand ils vont me maudire de les avoir entraînés dans cette galère surchauffée.
On récupère Serge à Viviers-du-Lac. Il nous attend casque sur la tête. Il est prêt à en découdre avec les virolons ardéchois.
Direction les Échelles. La route monte, nos estomacs aussi (merci le petit-déj’ avalé à la hâte). Chambéry défile, le col de Couz nous tend les bras. Et puis, Saint-Laurent-du-Pont, où le café nous attend, au frais comme un secret bien gardé. Le timing est bon, le café aussi, l’ombre est généreuse, et la température commence à nous rappeler que oui, on est bien en juin.
Et c’est parti pour le col de la Placette. La descente sur Voreppe est un régal : la route danse, les motos aussi. Puis Autrans, et ces goulets qui nous font nous sentir tout petits. Regardez-moi ces gorges, c’est comme si la montagne nous faisait un clin d’œil! Ou alors elle nous nargue.
Le plateau du Vercors, c’est l’apéro avant l’effort : grand, aéré, avec des vues à couper le souffle.
Un carré herbeux à l'ombre de quelques arbres au bord d'une rivière nous accueille pour un casse-croûte réparateur et bien mérité.